Book, portefolio, présentation.

décembre 4, 2009

Voici un blog privé qui présente un panel des scénarii que j’ai écrit pour la BD ainsi que les projets en cours. Je pense qu’il vous permettra de vous faire une idée assez précise de mon activité dans ce domaine et des compétences que j’ y ai acquises.

Je vous propose de cliquer à droite sur les liens par thèmes (pages et catégories) pour accéder aux différentes pages.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter, comme le veut la formule consacrée,  ‘Bon surf’ !

Image extraite de Bunker 1. Dans cette série, je prête mes traits au personnage de Iosef.

Sanctuaire Reminded, le making off

décembre 4, 2009

A la fin de chaque album de la version Manga était joint un Journal de Bord concocté par mes soins qui permettait de rentrer dans la génèse du projet et d’en apprendre davantage sur le work in progress et la collaboration entre Rick et moi. Voici le making off du premier tome qui éclaire sur le début de cette aventure en sous marin entre la France et l’Italie !

Toscane

décembre 4, 2009

Toscane est un projet co écrit avec Christophe Bec qui se voulait récréatif (les tops models et la Toscane, ça repose des militaires et des Bunkers !) et qui a pris de l’ampleur sous l’impulsion de l’éditeur Glénat qui y voit un fort potentiel commercial. Facile à marketer et dans un créneau éditorial pas encore abordé. Après le succès des Maîtres de l’Orge, série de Vanhamme sur l’épopée d’une grande famille de brasseurs, Glénat développe depuis deux-trois ans des BD réalistes sur des domaines aussi divers que les cigares (Flor de Luna) ou les diamants (Diamants). “Toscane” bénéficierait d’un gros travail marketing en amont, pour une publicité ciblée dans des magazines spécialisés et des partenariats avec des franchises de prêt à porter.

Le contrat est signé, l’album écrit, le dessinateur choisi. Il devrait dessiner les premières planches tout début 2009.

Toscane raconte l’histoire d’une grande maison de Haute Couture qui est restée contre vents et marées dans la même famille. Il débute avec le brusque décès du créateur Lomberto Montefiore et l’ouverture du testament en présence de son ex femme Antonella, de son fils Narcisso, de son bras droit Clemente et de sa femme Francesca.

Quadrilatero d’Oro, Piazza Duomo, Milan. Capitale mondiale de la mode.

Bunker Fondations

décembre 4, 2009

Bunker Fondations est une série de one shot composée de Spin Off dinsticts de Bunker. Le premier met en scène le Kaleunt Velikic – qui deviendra le Delegat-Ofir, bras droit de l’Imperator, l’un des personnages principaux de la série-mère – 25 ans avant Bunker, lors de la Grande Guerre, alors qu’il est parachuté sur la Démarkacia lors d’un raid aérien contre les Ieretiks.

Alessandro Bocci, à l’impressionnant trait hyper réaliste, en est le dessinateur .

Velikic 25 ans plus tard, dans BUNKER

le personnage en case 4 est Velikic, 25 ans avant l’action de BUNKER

PREMIÈRE SCÈNE

Au fond d’une caverne étroite et sombre, six hommes mal en point - des bandages ensanglantés sur les bras, les jambes, etc. – se réchauffent comme ils le peuvent autour d’un frêle feu fait avec des petits morceaux de papier et de carton. Ils ont l’air à bout de forces, engourdis par un froid mordant.

Parmi eux, on reconnaît Velikic, âgé d’une trentaine d’années, il a un gros bandage couvert de sang sur l’œil gauche. A côté de lui, cinq montagnards des hautes plaines.

Ils décident que l’un d’entre eux sera tiré au sort. Velikic sort une arme à barillet, enlève cinq balles et n’en laisse qu’une à l’intérieur. Il referme le pistolet et fait tourner le barillet. Il donne l’arme à son voisin de gauche, un montagnard qui a l’air très affaibli. Ses traits sont tirés et on voit nettement qu’il lutte pour ne pas sombrer dans un sommeil qui lui serait fatal.

L’homme appuie sur la détente. Clic ! Son heure n’est pas encore venue. Et ainsi de suite jusqu’à Velikic. Son sort est scellé, il est le sixième et la balle est pour lui.

Sans dire un mot, il met le canon dans sa bouche, regarde droit devant lui, les yeux grand ouverts, s’apprête à appuyer sur la détente lorsqu’un des montagnard hurle d’arrêter. Ce ne sera plus la peine. En effet, le premier montagnard vient de rendre l’âme, le sacrifice de Velikic n’est plus nécessaire.

LE PRINCIPE NARRATIF.

Les scènes des survivants dans la caverne sont disséminés dans l’album, c’est le temps présent de la narration. Le récit est à la première personne et passe par la voix off de Velikic. Les hommes sont prisonniers de la caverne, ils ne peuvent pas sortir, car sortir c’est s’exposer à une arme létale non répertoriée. La majeure partie du récit est une série de Flash back expliquant comment ils en sont arrivés là, avant de revenir sur la caverne et la sortie de Velikic. Structure simple et d’une efficacité redoutable. L’album sortira après le dernier Bunker en 2011.

On n’aurait pas d’eau, c’était réglé, on serait déjà tous morts depuis longtemps….

Il paraît qu’on peut tenir plus de 40 jours sans s’alimenter…

Dans ce trou, on ne voit pas l’alternance des jours et des nuits, alors je ne sais pas exactement mais ça doit bien faire  un mois qu’on est coincés comme des rats.

Je commence à croire que la pire menace, elle n’est pas à l’extérieur…

.Elle est ici !

DEUS

décembre 4, 2009

La mort n’est qu’une  maladie à laquelle il n’existe pas de remède… pas encore… quelqu’un trouvera l’antidote…je croyais être cet homme… Je le crois encore… Mais peut-être peut-on la prévenir.. Mais pas en revenir…

Tel Orphée, descendu aux enfers pour sauver son Eurydice… Je croyais pouvoir t’arracher aux griffes de la mort…



CONTEXTE HISTORIQUE.

C’est la seconde fois en moins d’un demi siècle que la peste frappe Venise. C’est le Jugement de Dieu, affirme Rome, pour qui Venise n’est pas en odeur de sainteté depuis qu’elle ose s’opposer à l’autorité du saint siège apostolique par son mode de vie laïcisé et libertaire et ses prises de positions autonomes.  Mais depuis quelques décennies, la République a perdu de sa superbe et son commerce ne prospère plus. Faute à ses riches commerçants qui se sont laissés aller à l’oisiveté et ont tourné leurs investissements vers  l’édification de somptueux palais plutôt que sur l’accroissement de leur flotte. Et Venise, sans le commerce par voie navale n’est plus vraiment Venise… Venise est une ville isolée, mise en quarantaine par le reste de l’Italie pour contenir les ravages de la peste dans les limites de la lagune. L’accès à la mer Adriatique aussi est gardé par des navires de la royauté italienne pour éviter que les pestiférés quitte la quarantaine. La plupart des navires de la flotte vénitienne ont été coulés quelques mois auparavant pour éviter toute évasion.

Une page "Nom de Dieu !" réalisée par Paolo

Tous s’agenouillent.

Le Vicaire hurle, il n’est plus lui même, il est totalement emporté par son sermon.

Qu’ils meurent, qu’ils meurent les Vénitiens, qu’ils meurent ces chiens enragés ! Le souffle divin va purger la lagune de sa lie, et refaire de Venise un paisible village de pêcheur !

Un homme d’équipage commente tout bas à son voisin, agenouillé à ses côtés :

Qu’il se méfie, les  Vénitiens sont des durs à cuire ; le vent peut tourner et ils pourraient très bien refaire du  pape un petit curé de paroisse…

L’Aliéné ou le Journal d’Abercrombie Smith

décembre 4, 2009

L’Aliéne est un gros one shot, un roman graphique, de 112 pages paru chez Albin Michel en 2006. Dessiné par Jeff Solmon, il a été massacré à l’impression par l’éditeur. Certainement pour faire baisser les coups de production, il a été imprimé en offset sur un papier ‘buvard’. Aucune profondeur, aucun piqué. Le massacre. C’est une histoire pour laquelle j’ai beaucoup d’affection, même si elle n’a pas rencontré son lectorat.

Couverture de Jean François Solmon

Il arrive parfois qu’un hideux cauchemar devienne plus réel que l’univers concret.

La plupart des rêveurs malheureux se  réveillent en sursaut, criant ou pleurant, le cœur battant la chamade, tremblant de tous leurs membres d’ avoir entrevu l’indicible horreur. Mais, peu à peu, ils retrouvent avec bonheur leur lit douillet et le calme serein de la nuit.

Certains n’ont pas cette chance, ils restent prisonniers des ténèbres, enchaînés à leurs propres peurs ; pour eux, le cauchemar est permanent…

4ème de couverture

DOGMA (titre provisoire).

décembre 3, 2009

Dogma est un scénario que j’ai écrit d’un bloc, en 3 semaines, en incluant dans ce temps une copieuse recherche documentaire sur un univers qui ne m’était absolument pas familier avant. Ce projet a la particularité d’être pris chez un éditeur, Soleil productions, dans une collection “Secrets du Vatican”, bien qu’étant sans dessinateur. Il n’a pas du tout été écrit en pensant à cette collection, pourtant, il y trouvera sa place logiquement, étant pile poil dans la ligne éditoriale définie par Jean-Luc Istin.

Couverture de la plaquette de la collection éditée par Soleil

SYNOPSIS DE DOGMA (titre provisoire, emprunt au film de Kevin Smith).

“Cela fait plusieurs années que Zoran s’est exilé en Europe. Depuis peu,  il a entamé une retraite dans une Abbaye de l’ouest de la France quand  il est brusquement ramené à sa vie d’avant : il est appelé au chevet de son oncle, prêtre d’une église charismatique dans une petite ville du Mississipi. Une fois sur place, il rencontre une jeune femme d’origine Rwandaise, Grâce. Celle-ci souffre d’anorexie.  Elle est l’unique rescapée du massacre de l’église de Kibeho en 1995. Dès le premier échange de regards, Zoran sait que Grâce va chambouler sa vie. Très pieuse, elle  a décidé de vouer sa vie au Christ et elle impressionne Zoran par la grandeur de sa foi. Le soir même, la jeune fille est admise aux urgences à cause de sa trop grande faiblesse. Pendant la nuit, Grâce a des visions qui lui provoquent des souffrances physiques d’une violence inouïe. Au matin, plusieurs malades des chambres avoisinantes sont miraculeusement guéris…

Alertés par ces miracles, des émissaires du Vatican sont envoyés aux Etats Unis pour convaincre Grâce de les suivre, mais la jeune fille prend peur et fuit en compagnie de Zoran. Pourtant, quand les stigmates de la Crucifixion apparaissent sur son corps, elle n’a d’autre choix que de se rendre aux ecclésiastiques…

Grâce est alors transférée en Israël dans un vieux monastère oublié aménagé en hôpital spécialisé. Elle intègre un groupe composé d’une centaine d’autres femmes venues des quatre coins du monde, elles aussi stigmatisées. Ces femmes font l’objet de soins constants. Pourtant, on les laisse souffrir : leur martyr est jugé nécessaire, capital même. Par leur intercession, un événement qui aurait déjà dû se produire a été différé. Cet événement concerne la venue d’un Messie qui précipiterait l’humanité dans l’abîme ou qui la sauvera. La question reste en suspens. Et le temps leur est compté pour qu’ils sachent avec certitude comment accueillir Celui qui vient.

Les membres de la congrégation pour la Doctrine de La Foi – congrégation que rejoindra Zoran – essaient de mettre à profit ce délai pour enquêter sur les Signes du Temps afin d’apprendre Quand Il naîtra, Où Il naîtra, Qui Il sera… Et d’agir avant qu’il ne soit trop tard.”

Extraits de visuels insérés dans le traitement original

EXTRAIT DU SCÉNARIO.

(…) Zoran est surpris par sa demande. Il n’est pas prêtre, il ne peut pas. Grâce lui lance un timide sourire malicieux. Le devoir d’un chrétien n’est-il pas de baptiser un mourant lorsque celui ci le demande et qu’il n’y a pas de prêtre à proximité ? Zoran répond par l’affirmative. Elle a raison. Emu, il fait le signe de croix et la baptise.

-       Maintenant, vous êtes mon directeur de conscience, le gardien de mon âme…

Grâce le remercie et lui demande une dernière faveur. Elle a 19 ans et n’a jamais embrassé un garçon. Ce ne sont pas les occasions qui ont manqué, mais elle a toujours refusé de flirter et d’embrasser qui que ce soit, elle se réservait à Jésus, se sentant appelée à la vie religieuse dès son plus jeune âge.

-       Si j’avais cédé, c’est drôle, mais j’aurai eu l’impression de lui être infidèle. Je me rends compte aujourd’hui que c’était naïf, il ne m’en aurait pas voulu pour si peu…

Zoran la regarde, voit ses joues pâles, ses lèvres gercées et son regard suppliant. Il s’approche puis se ravise. Non, il ne veut pas l’embrasser. Ce serait trahir l’engagement qu’il a pris auprès de Dieu. Il est encore l’objet de tant de tentations, il n’a pas encore fait le deuil de la chair, non, pour lui ce serait trop douloureux. Il est désolé, mais il est sûr qu’elle comprend…

INLANDSIS

décembre 3, 2009

Cette histoire parle d’un temps révolu, un temps où la planète n’avait pas encore livré tous ses secrets, un temps où l’homme n’avait pas encore posé son empreinte partout, un temps où les légendes suffisaient à expliquer les nombreux mystères de ce monde…

INLANDSIS est un conte né de lectures de légendes Inuits. Il sera dessiné par le talentueux Paolo Mottura avec qui j’avais signé DEUS chez Soleil. L’écriture, qui mélange plusieurs niveaux de lecture (le temps du conteur, au tout début du 20ème siècle ; le temps du conte, récit intemporel ; et les répercussions sur le monde contemporain), a nécessité d’arriver jusqu’au bout des 3 tomes. En effet, moult indices sont disséminés dès le début du récit et ne trouveront leur résolution qu’à la fin, un peu comme pour un polar ou un récit à tiroirs.

Pêle-mêle, on y rencontre des animaux qui parlent ; un viking Haarfer-Le-Gros ; un vieil ours sage, le Nanuq ; un ours borgne ambitieux ;  un loup à 3 pattes au grand coeur ; un grand loup gris au coeur de pierre ; une créature monstrueuse, le Tupilak ; un vieux Dieu déchu hirsute et cadavérique ; Sedna, la déesse de l’eau….  Et surtout, surtout, un couple de Deux-Bras-Deux-Jambes :  l’Enfant-Ours et la Fille-Louve. Les seuls Deux-Bras-Deux-Jambes de toutes la surface des terres glacées qui parlent le langage oublié, le langage des dieux…

L'ours Borgne, frère adoptif et rival du Garçon-Ours

Autrefois, il y a bien longtemps, le territoire d’Inlandsis jouxtait le territoire des dieux. Les dieux avaient conçu Inlandsis comme une muraille infranchissable séparant le territoire des hommes de celui des dieux. Car les dieux se méfiaient de la soif de pouvoir des hommes.

En ces temps reculés, les animaux étaient plus hauts dans la hiérarchie que les hommes, ils régnaient en maîtres sur Inlandsis et étaient choyés des dieux. Pour se prémunir de hommes, ils  leur avaient accordé le feu de l’intelligence et le souffle du langage. Les animaux étaient ainsi leur garde rapprochée et tenaient les humains à distance…. Les dieux avaient bien œuvré, ils pouvaient se reposer, ils ne seraient pas dérangés.

Les Deux-Bras-Deux-Jambes : le Garçon-Ours et la Fille-Louve.

« Quand j’étais encore un Dieu parmi les Dieux, j’ai vu en rêve un couple de Deux-bras-deux-jambes qui trouvait notre refuge secret et qui nous chassaient à jamais de la surface de la Terre. J’ai prévenu mes frères ; et mes frères m’ont raillé, personne ne m’a cru. Ils m’ont banni, les ingrats ! Je les entends encore : Puisque tu es sûr que ta prophétie se réalisera, retourne sur Inlandsis faire le guet, tu pourras t’interposer le jour où ils arriveront ! Ils ont été cruels, ils se sont moqués de moi, mais j’avais raison ! J’avais raison ! Les voilà qui arrivent ! Si je parviens à les arrêter, alors mes frères s’excuseront et je pourrai reprendre la place qui me revient dans le royaume ! »

Le Tupilak, créature monstrueuse composée de fragments de cadavres d'animaux

“Écoute les voix des bouts de cadavres qui te constituent, ils ont côtoyé tes proies, ils te souffleront leurs secrets et  tu retrouveras la piste des Deux-Bras-Deux-Jambes !

Va et tue, fils !”

Le loup à 3 pattes et Haarfer le Gros

Le Loup Gris

LES PREMIÈRES ESQUISSES DE PAGE.

Page 11, esquisse poussée

Plusieurs drakkars voguent sur la même mer d’huile dans une brume à couper au couteau, forte tension, mauvais augure, pas de vent, les marins pensent avoir atteint bout du monde. Et ils s’attendent à croiser des dieux ou des démons.

Les Vikings débouchent, avec une surprise mêlée de crainte, devant des habitations rudimentaires surgissant de l’eau, montées sur pilotis à plusieurs mètres de haut. Des sortes de huttes en mauvais état, comme après le passage d’un cyclone. Les habitants ont disparu. Ici, le décor est exclusivement fait de glace et d’eau sans le moindre arbre à l’horizon. Et voir se dresser de telles constructions en bois recouvertes de peaux tannées ne peut avoir qu’une origine surnaturelle. Les fiers vikings ravalent leur frayeur, mais ils  savent qu’ils traversent un lieu qui a été édifié par des dieux ou des démons des siècles auparavant avant d’être abandonné pour d’obscures raisons…

Esquisse de la page 35

Les pattes du vieil ours ne le portent plus, elles s’affaissent sous son poids. Il va mourir là, sur la banquise. Alors qu’il se laisse envahir peu à peu par la torpeur, un souffle chaud vient, soudain, réchauffer son museau. Il entrouvre douloureusement les yeux collés par le gel. Au-dessus de lui, gigantesque bœuf musqué le regarde, son museau au-dessus du sien.

« Je suis venu en messager des Dieux. Tu ne dois pas laisser l’enfant vivre, il est une menace pour tout ce qui vit ici. La frontière entre le genre animal et le genre humain doit rester  bien distincte. Le Deux-Bras-Deux-Jambes ne doit pas connaître nos secrets, et nous ne devons pas connaître les siens. Sinon, nous en saurions autant que les Dieux et les Dieux ne supporteraient pas que la connaissance nous rende aussi puissants qu’eux… »

INTRAMUROS – 2084.

décembre 3, 2009

« Intramuros » est une mini série en 3 tomes, chaque tome racontant 2 jours d’un événement extraordinaire qui se déroule sur 6 jours.

2 millions de Parisiens et près de 500 000 manifestants venus de toute la France sont brusquement prisonniers de Paris Intramuros. Après un orage électromagnétique “provoqué”, plus aucun appareil électrique ne fonctionne, les cellulaires et les ordinateurs sont mis hors services, les véhicules sont immobilisés et ne démarreront plus. Les accès traversant le périphérique sont « surnaturellement » coupés. Toute personne qui essaie de passer de l’autre côté de la petite ceinture tombe inanimé avant de traverser les voies d’accès vers la banlieue. Paris est totalement coupé du reste monde. Et d’étranges hommes en combinaisons noires, se déplaçant sur des Segway observent et filment ce qui est en train de se passer dans l’enceinte assiégée…

L’événement se produit en plein été lors d’une journée caniculaire. Comment les parisiens vont-ils faire pour survivre alors que les réserves ne leur assurent que 48 heures d’autonomie alimentaire et que les denrées périssables ne seront plus consommables demain ?

On suit Donatien, un homme d’une bonne trentaine d’années, qui part de Ménilmontant (Nord-Est de Paris) pour la gare Montparnasse (Sud de Paris) afin d’aller chercher sa fille et qui doit redoubler d’ingéniosité pour traverser un Paris immobilisé et au bord de l’explosion.

Une fois qu’il l’aura retrouvée, il cherchera à rattraper sa femme, étrangement disparue. Plus tard, une fois sa cellule familiale recomposée, Donatien aura un autre but : leur permettre de survivre au coeur de cette expérience grandeur nature à l’échelle d’une capitale !

Scénario en cours de développement avec un jeune dessinateur Espagnol. Il a un univers visuel tellement particulier que j’ai décidé de transformer le scénario et de le transférer dans un futur d’anticipation (2084 sera l’année de l’action, hommage au livre de Orwell, puisque cet univers se rapproche de son roman 1984), cela lui permettra de délirer sur des designs et des architectures improbables. Et cela fait longtemps que j’ai envie de mettre en scène des robots…

Etudes personnages par Toni, qui s'est fendu d'un petit habillage pour l'occasion

Rough pour décor de Paris 2084.

Pour les décors, j’ai demandé à Toni d’éviter de dessiner une ville crade surbondée sur plusieurs niveaux façon Blade Runner. je lui ai envoyé des images de vues d’architectes pour le projet de Grand Paris, où la végétation fait son retour dans la ville… C’est plus raccord avec l’avenir et ça nous permettra de sortir du cliché habituel.

Et si Paris devenait plus vert ?

Loin de l'imagerie de Blade Runner. Et pourtant...

Deux des personnages principaux.

BUNKER – Tome 4 “Carnages”

décembre 3, 2009

Dès le premier album, nous avions décidé d’annoncer le nombre de tomes (D’une part, les lecteurs en auraient marre des séries à rallonge. D’autre part, ils auraient besoin d’être rassurés sur le fait qu’une série arrive jusqu’au bout) ainsi que les titres de chacun. Mais nous chamboulions le déroulement du récit à chaque tome, faisant table rase de notre traitement originel. Il y a bien 3 scripts différents au minimum pour chacun des tomes écrits. Ces titres, figés dans le marbre en page de garde dès le premier tome, nous ont permis de ne pas dérailler, fonctionnant comme des garde-fous. Attention, je ne dis pas que l’on ne sait pas où on va, on connaît depuis le début les grandes lignes de cette histoire, non, la question sans cesse remise en cause jusqu’à l’album final est “comment y parvenir ?”. Il me semble que se remettre en question à chaque étape de la constitution d’un album, dans l’idée d’aller plus loin et de faire mieux, permet de donner le meilleur. Et le meilleur, c’est le minimum requis !

Couverture définitive du tome 4

LE PITCH PROVISOIRE DU 4ème DE COUVERTURE.

“Tandis qu’Aleksi Stassik est passé en territoire Ieretik et que le Delegat-Oficir Velikic s’est lancé à sa poursuite dans une traque impitoyable, Anika Borodine et Iosef échappent in extremis à un attentat qui les pousse à reprendre la fuite.

De l’ombre surgissent les forces occultes qui garantissent l’équilibre des mondes, le carnage ne s’arrêtera que lorsque le sang aura été versé…

… le sang de l’enfant d’Aleksi et Anika !”

SORTIE LE 4 FÉVRIER 2009.


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